Jésus, grand modeste

Publié le par Yves-André Samère

On prête beaucoup de qualités à Iéshua bar Yosef, alias Jésus in french, mais on oublie régulièrement de mentionner son extrême modestie. Fidèle à ma règle de m’appuyer sur des citations dont je ne modifie pas la moindre syllabe, voici donc ce que Jésus dit de lui-même, dans l’Évangile de Matthieu, au chapitre 10. Je recopie fidèlement les versets 37 à 39 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suis pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera ».

On peut en conclure que De Gaulle et Sacha Guitry, ces paragons de modestie, auraient pu en prendre de la graine.

(Vous avez remarqué l’anachronisme, dû sans doute à une interpolation d’un copiste trop zélé ? Jésus parle de prendre sa croix pour ses disciples, or il n’a pas encore été crucifié, selon la légende. Il lisait dans le marc de café ?)

Soyons justes : alors que ses disciples le qualifiaient de « messie », Jésus a toujours nié l’être et leur avait interdit de l’appeler ainsi. Il le savait bien, lui, qu’il n’était – et n’avait l’intention d’être – ni chef religieux ni roi.

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