« Jeux interdits » ou « Arènes sanglantes » ?

Publié le par Yves-André Samère

Voilà bientôt quatre ans que j’ai rédigé un petit article sur cet air de guitare qu’on entend tout au long du film sorti en 1952, Jeux interdits, de René Clément. J’y rapportais que le musicien qui joue, Narciso Yepes, n’en est pas le compositeur, et que cette mélodie est bien plus ancienne, puisque, non seulement on l’entendait déjà dans un autre film de 1941, Blood and sand, donc onze ans auparavant, mais qu’on a retrouvé la partition, presque telle quelle, dans les œuvres d’un compositeur... du dix-neuvième siècle, Fernando Sor (1778-1839). Raymond Devos a joué une de ses compositions dans un sketch. Or, depuis la publication de cet article, il ne s’est guère passé de jour sans qu’un visiteur fasse une recherche sur ce sujet, et aboutisse à ce que j’en écrivais. Cela doit donc intéresser quelques personnes.

Seulement voilà : mon article ne fournissait aucune preuve. Par conséquent, on n’était pas obligé de me croire !

Aussi me suis-je débrouillé pour donner au moins une preuve de ce que j’avançais, sous la forme d’une vidéo contenant la séquence la plus frappante de Blood and sand (en français, Arènes sanglantes), qui était de Rouben Mamoulian, un très bon réalisateur injustement méconnu. Cette séquence, qui apparaît dans le film au bout d’une demi-heure, vous pouvez la voir ICI, quand le héros, Juanillo, joué par Tyrone Power, a loué les services d’un sextette pour donner la sérénade à sa belle. Cette séquence musicale est la seule qui comporte des paroles (en espagnol), mais la même musique est encore entendue cinq autres fois dans le film.

Allons, c’est promis, la prochaine fois, je vous apporte la preuve qu’Elvis n’est pas mort, et qu’il vit dans une île du Pacifique, en compagnie de Marilyn et de JFK.

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