Jurés objectifs

Publié le par Yves-André Samère

N’est-il pas extravagant et moralement douteux qu’un homme de cinéma, qu’il soit réalisateur, scénariste, producteur ou acteur, consente à être membre d’un jury, voir à le présider, dans un festival de cinéma ? Car, en somme, cela revient à juger quelqu’un qui fait le même métier que vous !

Imaginez que, dans un lycée, le proviseur désigne une douzaine de ses professeurs pour constituer un jury chargé de décerner des récompenses à ceux de leurs collègues qu’ils estiment plus méritants que les autres. Et qu’ils acceptent, voire se battent pour faire partie de ce jury, comme cela se passe à Cannes !

Imaginez que, sur un chantier de construction, le contremaître fasse juger le travail des maçons par d’autres maçons ; que, dans un commissariat, le commissaire inaugure un Top 10 des meilleurs gardiens de la paix, désignés par leurs collègues. Qu’au sommet de l’État, le président de la République instaure la Palme d’Or du meilleur ministre, élu par les autres membres du gouvernement.

Imaginez que des écrivains se réunissent, par exemple dans un restaurant réputé, pour décerner un prix à l’un de leurs chers confrères.

Mais non, là, j’écris une bêtise : ça existe déjà.

Pour en revenir à Cannes, il semble que, de tous ceux à qui on a proposé d’être président du jury au Festival de Cannes, seuls deux cinéastes ont refusé. Pas un Français, pas un Britannique, pas un Italien, pas un États-unien, non. Mais un Espagnol, Carlos Saura, et un Polonais, Andrzej Wajda. Tous les autres se sont conduits comme dess larbins.

On saluera ces deux derniers.

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J
Et bien moi, il y a belle lurette que j'attends la clé à molette d'or des plombiers et la molaire d'or des dentistes!
Quand j'aurai du temps, je vais peut-être créer le "moi d'or"...après tout il n'y a pas de raison! et puis j'aurai énormément de candidats, on va bien rigoler tiens!
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