Jusqu’ici, ça ne va pas

Publié le par Yves-André Samère

Mauvaise journée pour la télé, hier, décidément. Avant Platane sur Canal Plus, il y avait sur France 2 la première édition de Jusqu’ici tout va bien, présentée par Sophia Aram, qui a donc quitté France Inter pour se lancer dans l’animation à la télévision.

Eh bien, jusqu’ici, rien ne va !

L’émission, lamentable et qui, en une heure et cinq minutes, ne parvenait pas à arracher le moindre sourire à ceux qui l’ont suivie (mais, comme toujours, elle a arraché beaucoup d’applaudissements au public invité, puisqu’on n’invite que des gens dociles dans ce type d’émission), avait pour première invitée Carole Bouquet. Mauvaise pioche, comme on ne dit plus depuis quelques siècles. La belle Carole, dont l’ennui devait être visible depuis la Lune (contrairement à la Grande Muraille de Chine, parfaitement invisible), renâclait face aux petits jeux idiots qu’on l’a forcée à faire : dire la météo en rigolant comme une fofolle, s’efforcer de scander un rap, danser le slow avec l’animatrice, et donner son avis sur des informations farfelues dont elle se fichait éperdument, et elle l’a dit.

Ajoutez à cela deux ou trois chroniqueurs sans talent, une animatrice qui a passé son temps à dire qu’elle était censée avoir le trac puisque c’était la première, et à meubler en donnant l’heure sans grande nécessité, et vous comprendrez que les critiques négatives vont pleuvoir. Du reste, ça a déjà commencé, et seul le copinage va tempérer un peu le déferlement des sarcasmes, comme d’habitude.

Vous allez m’objecter : « Mais, bougre d’andouille et râleur perpétuel, pourquoi perds-tu ton temps à regarder des imbécillités ? ». Sachez que ce n’est pas mon habitude. En fait, je regarde généralement, et par pure curiosité, la première des émissions nouvelles, et je n’insiste pas quand c’est mauvais. Vous pouvez donc être certain que, de celle-ci, je viens de vous parler pour la première et la dernière fois. Cela s’appelle un débroussaillage.

Remarquez que j’aime assez Sophia Aram. Simplement, la pauvrette s’est fourvoyée dans cette galère. Mais comme elle va en sortir très vite, le temps pansera bientôt ses plaies, et elle retournera à ce qu’elle sait faire, être seule en scène. À la télé, on dépend trop de trop de gens.

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