Karajan, sympathisant nazi

Publié le par Yves-André Samère

Le documentaire diffusé sur France 3 et dont j’ai parlé l’autre jour s’intéressait à ceux des artistes français qui ont peu résisté durant l’Occupation. Mais, dans d’autres pays, et sans trop chercher, on peut faire une belle moisson d’artistes ou de célébrités qui ont été favorables au regretté Adolf et à ses boys. Je ne parle pas seulement des savants allemands ayant travaillé pour le Troisième Reich et que les États-Unis ont récupéré, après la guerre, afin de les employer pour leur propre compte, comme Von Braun, « père » de ces missiles, les V2, qui ont laissé un si bon souvenir aux Londoniens, et qu’on a reconverti dans la recherche spatiale outre-Atlantique. Je vise plutôt les non-Allemands, et là, c’est l’occasion d’une riche moisson. Par exemple, au cinéma, Greta Garbo, qui a mis fin à sa carrière parce que cela commençait à se savoir. Errol Flynn, également, bien que certains prétendent que cela n’a pas été prouvé. Pour Walt Disney, en revanche, pas besoin de preuves : il s’est rendu en Allemagne en pleine période nazie, et a été accueilli comme un chef d’État. Hitler l’idôlatrait, et c’était assez réciproque. Mais les artistes n’ont pas été isolés, et l’aviateur Charles Lindbergh a lui aussi ajouté sa page à ce glorieux chapitre.

Si on revient en Allemagne, la palme des sympathies pro-nazies est attribuée sans discussion au plus célèbre chef d’orchestre du vingtième siècle, Herbert von Karajan. Non seulement, n’ayant jamais cessé ses activités, il a joué devant Hitler, mais, un soir, il fit placer le public de façon que la disposition des spectateurs dessine sur le parterre la forme d’une croix gammée. Ce devait être très artistique. Comme on regrette d’avoir raté cela !

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