L’affaire du Dahlia noir

Publié le par Yves-André Samère

Hier soir sur France 2, après l’émission sur Nicolas Fouquet présentée par Bern, on diffusait un film de Brian De Palma, que j’avais vu en projection de presse bien avant sa sortie, et que je dois être le seul à aimer (un peu), Le Dahlia noir. Présentation du film par quelqu’un de la télé qui ne connaissait rien au sujet : « Le Dahlia noir, inspiré d’une histoire vraie ».

Mais non. Le film est adapté d’un ROMAN du même titre, très connu, écrit par James Ellroy (le seul États-unien auquel j’ai jamais serré la main). Ellroy l’a écrit d’après un fait-divers qui datait de son enfance, l’assassinat et le dépeçage d’une jeune femme, Elizabeth Short, à Los Angeles, et qui l’a inspiré parce que cette affaire se rapprochait du meurtre de sa propre mère, autre affaire sur laquelle il avait déjà écrit un livre qui n’est pas un roman, Ma part d’ombre.

L’affaire du Dahlia noir a été élucidée, quoique pas officiellement, par un policier à la retraite, Steve Hodel, très capable et qui avait résolu trois cents affaires au cours de sa carrière : l’assassin était… son propre père ! Un véritable génie du mal, ami de John Huston et de Man Ray, que ce médecin surdoué et sexuellement débordant. Je ne connais pas d’histoire vraie plus sensationnelle. Ce qui, d’une certaine façon, nous ramène à ce que j’écrivais ici sur ce que nous prenons pour de la « grande » littérature telle qu’en France on la comprend. Mon point de vue est que le roman policier ou de SF-anticipation-fantastique est capable de faire mieux tout en restant plus proche de la réalité, mais oui. Et que, donc, il n’y a pas de genre mineur.

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