L’Afrique, c’est empoisonnant

Publié le par Yves-André Samère

Les bandes dessinées, je n’ai rien contre, quoique j’en lise peu. Et si je déteste Blake et Mortimer – je dirai pourquoi un autre jour –, je resterai fidèle éternellement à Tintin. Je me fiche bien que certains crétins l’accusent de colonialisme, en se référant à DEUX images de Tintin au Congo, qui ont été dessinées en... 1929 ! Donc à une époque où presque tout le monde pensait que la colonisation apportait un bienfait aux populations colonisées.

Si ce point de vue vous défrise, je vous rappelle (ou je vous apprends) que le président défunt de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, considérait que la colonisation de son propre pays avait été une bénédiction, notamment sur ce point auquel on ne pense jamais : il y a en Côte d’Ivoire soixante ethnies, je dis bien SOIXANTE, parlant des langues différentes, et, d’un village à l’autre, on ne se comprend pas ! L’apport de la langue française a été capital, puisque tous les Ivoiriens ou presque l’apprennent, et que c’est la seule langue officielle du pays.

Houphouët avait été plus loin : il avait peuplé toute son administration de Français, qui se montraient efficaces, et qu’il payait bien. L’avantage de cette mesure était évident : un étranger n’est pas sensible aux pressions de sa famille, de son clan, de son village, il est donc hors d’atteinte du favoritisme et de la corruption qui gangrènent toute l’Afrique. Alors qu’un Africain, dès qu’il a une parcelle de pouvoir, doit nourrir son village entier, et distribuer des prébendes à tous ses proches, qui ne se gênent pas pour lui en réclamer. S’il refuse, il court le risque d’être empoisonné, comme « traître », par sa propre famille. Pratique on ne peut plus courante. Les Borgia, Locuste et Violette Nozière, en Afrique, c’est tous les jours, et la marquise de Brinvilliers est votre voisine de palier.

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