L’animal le plus dangereux

Publié le par Yves-André Samère

Il y a quelques semaines, et pour prendre leur défense, j’ai parlé de ces requins qui s’étaient permis de croquer un ou deux surfeurs sur des plages de la Réunion. Et je terminais mon articulet avec quelques mots gentils sur les éléphants, notablement plus dangereux : en dépit de son aspect débonnaire, un éléphant, ça trompe énormément !

J’ai rencontré des milliers d’Africains, et, assez souvent, je leur ai posé la question : « Quel est l’animal le plus dangereux du monde ? ». Sans surprise, les réponses obtenues étaient diverses, et surtout fausses ! On me citait le lion, le scorpion, les serpents (en Afrique, la vipère cornue et le serpent cracheur ont la pire réputation), plus rarement le buffle ou le crocodile, mais jamais on ne m’a répondu que c’était... le moustique ! Or, en Afrique particulièrement, il fait des ravages.

En effet, le moustique, en vous transmettant le Plasmodium falciparum (découvert en 1880, à Constantine, par Laveran, ce qui lui valut le prix Nobel de médecine), est la cause indirecte de deux millions de décès par an. Je rappelle que seule la femelle du moustique vous pique (toutes des salopes), non pas pour boire votre sang car ce n’est pas un vampire, mais pour y trouver les protéines qui favorisent le développement de ses œufs à venir. Il serait donc opportun d’éradiquer définitivement cette espèce de vrais nuisibles, mais les écolos poussent des hurlements à la moindre tentative de modifier « les écosystèmes », comme ils disent. Et deux millions d’humains qui agonisent, ça ne modifie pas l’écosystème ?

Je note que les serpents causent cent mille morts par an, le scorpion cinq mille, le crocodile, deux mille, l’éléphant, six cents, le lion, deux cent cinquante, et les méduses, cent. Avec, grosso modo, une dizaine de victimes, le requin est loin derrière...

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