L’écrivain Brasillach

Publié le par Yves-André Samère

Sur le plateau du Grand Journal, Ariane Massenet fait passer un petit test aux trois invités du soir : Gérald Dahan ; une journaliste qui a infiltré le Front National pour en tirer un livre ; et une femme qui tient lieu de porte-parole de ce parti.

Le test porte notamment sur Le Pen, qui a cité Robert Brasillach, écrivain collabo et qu’on a fusillé à la Libération (signalons que François Mauriac a pris sa défense). La dame du F.N. intervient : « Brasillach était un écrivain, et je ne suis pas sûr que beaucoup de ceux qui le condamnent aujourd’hui l’ont lu ».

Eh bien je l’ai lu, moi. Et doublement. À quinze ans, j’ai lu son roman Comme le temps passe, et, quelques années plus tard, j’ai lu les deux tomes de son Histoire du Cinéma, écrit avec son beau-frère Maurice Bardèche.

Et, oui : c’était bien un écrivain !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Être célèbre n’est pas un critère de talent, être oublié n’est pas un indice de médiocrité. On ne connaît plus guère Montherlant, aujourd’hui, on parle moins de lui que Beigbeder. Est-ce à dire que
le second est meilleur écrivain que le premier ?
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K
Lu La Conquérante et Les Sept Couleurs, sans trouver que cela trois pattes à un canard malheureusement. C'est son exécution qui constitue son principal titre de gloire, et sans elle il serait
aujourd'hui aussi parfaitement oublié qu'Abel Bonnard ou Alphonse de Chateaubriant.
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