« L’imposture climatique »

Publié le par Yves-André Samère

Dans trois jours, Claude Allègre sort son nouveau livre, L’imposture climatique. Je me ferai un devoir et un plaisir de le lire, mais, d’ores et déjà, l’offensive anti-Allègre a commencé. Ainsi, des journalistes de RTL mal renseignés ont tenté d’opposer, à sa conviction que l’Homme n’est pas responsable des changements de climat, ce fait qu’au Bangla-Desh en ce moment, la mer monte et provoque des inondations. Conclusion de ces zozos : si l’eau de la mer monte, c’est parce que le niveau global des océans monte. Toujours aussi pointus en matière de sciences, les journalistes français.

Or il s’agit là d’un phénomène dont j’ai déjà parlé – à propos d’un archipel du Pacifique, je crois, et aussi du littoral de la Côte d’Ivoire –, c’est que l’eau ne monte pas dans ce cas ; au contraire, c’est la côte qui s’enfonce. Non, il ne s’agit pas d’un pléonasme ! La terre ferme peut parfaitement s’enfoncer quand elle repose sur un soubassement trop meuble pour la supporter. Au Bangla-Desh, où un delta s’effondre, la terre s’enfonce d’un millimètre par an (le GIEC lui-même le reconnaît), et ce phénomène n’est pas climatique, il est entièrement géologique. Un phénomène identique, qui s’appelle subsidence (affaissement lent de la lithosphère, qui résulte d’un dépôt progressif de sédiments sous une profondeur d’eau constante, et qui peut être tectonique ou thermique, et je vous invite à chercher un peu ce que cela veut dire, ce n’est pas compliqué à trouver), se produit dans les îles du Pacifique, mais les gouvernements de ces îles ont profité de l’occasion favorable pour tenter de mettre cela sur le dos, si j’ose dire, du réchauffement de la planète. C’était de bonne guerre, mais il s’agit d’une tromperie.

Bref, les inondations du Bangla-Desh n’ont rien à voir avec le réchauffement.

Au passage, Allègre se paie Al Gore, que je traite d’escroc depuis la sortie du film où il parade (et qu’il n’a pas réalisé), et qu’un jury inconscient a gratifié d’un Prix Nobel de la Paix qui est le summum du burlesque. Allègre rappelle qu’Al Gore « a gagné plus de 600 millions de dollars en spéculant sur les droits à polluer, la taxe carbone », et qu’il « était conseiller de Lehman Brothers pour une affaire qui s’appelait “Business of climat change” », ce qui, convenez, fait mauvais genre. Mais on a fait confiance à ces gens-là...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D

Dans ces histoires de climat, on simplifie à l'extrême et on rend l'homme responsable de tout, alors qu'à un effet il peut y avoir plusieurs causes. Ce ne serait pas vendeur,et surtout pas assez
dra-ma-ti-que. Et on préfère culpabiliser le citoyen qui n'y peut rien, plutôt que de s'attaquer à l'industrie et aux financiers.


Répondre
Y

Et dans le cas précis de ces îles ou de ces littoraux qui s’enfoncent sous leur propre poids, personne n’est responsable. Il s’agit d’un phénomène géologique indépendant des activités humaines.
L’homme n’en est pas plus responsable que de l’éruption des volcans ou des tremblements de terre.