La Bourse a fait reculer Poutine

Publié le par Yves-André Samère

La vox populi voit en la Bourse, soit une sorte d’enfer du capitalisme, la cause de tous les maux (ah, les spéculateurs, ces suppôts de Satan...), soit un casino où l’on peut « s’enrichir en dormant ». Sic. S’il était possible de s’enrichir aussi facilement, nos rues seraient parcourues de milliardaires faisant la fête. En réalité, la Bourse est un marché, et aucun régime politique n’envisage de supprimer quelque marché que ce soit, sous peine de stériliser l’économie du pays. On y reviendra (peut-être).

En attendant, reconnaissez que la Bourse vient d’avoir un effet bénéfique, puisque les fameux investisseurs, qui ne craignent rien tant que l’incertitude causée par les aléas de la politique, se sont détournés de la Bourse de Moscou à la suite des évènements que vous savez, et sur lesquels il est inutile de revenir ici. De sorte que l’indice russe (le RTS) a plongé de 12 % le 3 mars, et que le rouble, la monnaie russe, est tombé à son cours le plus bas. Eh oui, l’Ukraine est traversée par des tuyaux par où passe le gaz russe destinés aux débouchés de l’Union européenne, d’une part, et, d’autre part, sa dette extérieure est estimée à 140 milliards de dollars.

Tout ça fait réfléchir, même Poutine, qui s’est avisé que les investissements de ces salauds d’étrangers en Russie pourraient diminuer dramatiquement, alors que l’économie de la Russie, très liée aux ventes de gaz et de pétrole, ralentit déjà nettement.

Le coup consistant à frapper au portefeuille, ça marche toujours. Et partout. Ce n’est pas si mal, en fin de compte.

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