La Cour des Miracles

Publié le par Yves-André Samère

Mais non, je ne vais pas vous parler encore du gouvernement ! Autrefois, et parce que Notre-Dame de Paris, le film de Jean Delannoy avec Gina Lollobrigida et Anthony Quinn, m’avait induit en erreur, je croyais que la Cour des Miracles se situait près de Notre-Dame. Si on m’avait prédit, alors, qu’un jour j’habiterais dans le quartier voisin, j’aurais été très surpris.

En fait, il y eut plusieurs « cours des Miracles » à Paris. Comme chacun sait, il s’agissait de quartiers louches, qui, le jour, servaient de repaires aux mendiants, et aux voleurs la nuit. Précisons que les mendiants étaient principalement de vrais ou de faux estropiés. En outre, hors-la-loi, mais pas sans hiérarchie – un peu comme aujourd’hui l’UMP...

Il y eut jusqu’à douze cours des Miracles, en réalité, dont la plus célèbre (et la plus étendue) se trouvait à l’emplacement actuel des Rues du Caire, d’Aboukir et des Forges. Dans le Sentier, donc. On l’appelait le Fief d’Alby, et c’était un lieu propice à la prostitution juvénile.

Cela dura jusqu’en 1660. Cette année-là, le lieutenant-général de Louis XV (l’équivalent du préfet de police d’aujourd’hui), La Reynie, par ailleurs personnage récurrent des romans de Jean-François Parot, fit investir le quartier par sa police et proclamer que le dernier hors-la-loi qui en sortirait serait pendu. Naturellement, chacun se hâta vers la sortie, et le dernier fut effectivement pendu. Hélas, c’était un vieillard réellement estropié, qui n’avait pas pu sortir plus vite !

Déjà, la Justice était un peu myope. Heureusement, ça s’est beaucoup amélioré depuis, grâce à Rachida Dati.

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