La faille de la biologie

Publié le par Yves-André Samère

Quand il faut trouver un remède aux maladies, la biologie joue un rôle essentiel. Or, je me trompe peut-être – et vous me contredirez le cas échéant –, mais je crois comprendre que la biologie est la seule science qui soit incapable de définir l’objet de ses recherches. Expliquons un peu.

La biologie, comme l’indique l’étymologie, est l’étude de la vie. Rappelons que bio désigne la vie, et que logie vient de logos, terme grec, désignant aujourd’hui l’étude (il est par conséquent ridicule de croire que la technologie, qui est l’étude des techniques, se confond avec la technique, même si tout le monde fait la faute en parlant des « technologies nouvelles »). Néanmoins, on reste incapable de définir ce qu’est la vie, et Claude Bernard lui-même a déclaré qu’on n’a pas à le faire, car définir un objet avant de l’avoir étudié serait contraire à l’esprit des sciences exprimentales !

Certes, on est capable de reconnaître un être vivant, et on peut lui trouver – je cite en vrac, sans trop approfondir – une série de caractéristiques :

- il peut se nourrir ;

- il peut évacuer les déchets qu’il produit à la suite de cette opération ;

- il peut se reproduire ;

- il possède un métabolisme, c’est-à-dire qu’en son sein se produisent des réactions chimiques lui permettant, précisément, de se maintenir en vie, se reproduire, se développer, réagir à son milieu ;

- il tend à se développer et se maintenir en vie ;

- il peut bouger, ou possède une circulation interne ;

L’ennui, c’est que tous les êtres vivants ne possèdent pas la totalité de ces caractéristiques ! En toute logique, c’est assez gênant pour faire un tri.

Cela dit, cette bizarrerie ne gêne en rien l’exercice de la profession de biologiste. Ce n’est qu’une question philosophique, et ce n’est pas cela qui préoccupe les journaux. Ouf, un souci de moins.

Publié dans Sciences, Curiosités, Santé

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