La parole est aux citoyens !

Publié le par Yves-André Samère

C’est connu, les journalistes français, au cours des conférences de presse présidentielles, se font plats comme des limandes – à croire qu’ils redoutent la fessée. Ce trait fait de nous la risée de la plupart des pays avancés, et même de ceux qui ne le sont pas (lisez un peu les journaux africains, en tâchant d’oublier qu’en Afrique, il n’existe quasiment pas de presse libre). Certes, certes, on trouve en Grande-Bretagne des journaux qui ne valent pas mieux que « Closer », mais la question est ailleurs : les journalistes britanniques ne se laissent pas impressionner par leurs hommes de pouvoir, et, quand ils posent une question, ils exigent une réponse claire et nette : Bruno Masure avait cité le cas de ce journaliste qui avait posé DOUZE FOIS DE SUITE la même question à un récalcitrant.

Si bien qu’on doit conclure ceci : puisque nos chers hommes de presse tremblent à l’idée d’être ridiculisés en public comme Laurent Joffrin l’avait été de la part de Sarkozy (pas un foudre de guerre, Laurent Joffrin ; à sa place, j’aurais quitté ma chaise pour aller appliquer une paire de baffes au malotru présidentiel – mais il ne doit pas avoir entendu parler de Guillaume de Nogaret, qui avait giflé le pape), puisque donc, ils tiennent tant à l’immaculée blancheur de leur fond de culotte, c’est peut-être à nous, citoyens de base de ce pays, d’interpeller celui qu’ils ont élu pour qu’ils les servent, pas pour qu’il SE serve.

Vous lirez donc ICI un modèle éventuel de lettre à envoyer à Sa Majesté – qui ressemble de plus en plus à Ubu-Roi. Courage, il n’existe plus de Cabinet Noir !

(Je rappelle que je ne pratique pas l’opposition bêtasse des gens de droite, et que j’ai voté pour Hollande, à défaut de pouvoir le faire pour Martine Aubry).

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