La « plus grande Nation du monde »

Publié le par Yves-André Samère

Vous avez entendu Obama déclarant hier devant le Congrès que les États-Unis sont la nation « la plus puissante du monde » ? Sans blague ? Il y croit, ce grand dépendeur d’andouilles ? On croirait du George Bush…

Ce que les États-Unis ont de grand, c’est le nombre de morts innocents que leur armée a causés un peu partout ; c’est leur prétention à être meilleurs en tout ; c’est leur ignorance colossale des autres peuples ; c’est leur obsession de la religion et leur dévotion à l’égard de la Bible ; c’est leur dette envers la Chine. Et j’en passe.

Aujourd’hui, avec tout ce que nous savons sur les États-Unis, il faut plus que friser la débilité mentale pour accorder encore, à la majorité des habitants de ce pays, ne serait-ce qu’une parcelle de respect, et pour concevoir la moindre admiration envers cette « civilisation » qui sert de phare à tant d’égarés. Ce n’est pas sans raison que les États-Unis passent pour « le grand Satan » auprès de certains : quatre millions de morts au Vietnam pour soutenir une dictature pourrie, mais anticommuniste, ceci justifiant cela, bien entendu ; mise au point du coup d’État de 1973 au Chili, par le distingué Henry Kissinger, prix Nobel de la Paix (!), avec à la clé le suicide, en principe, du Président élu Salvador Allende, et l’intronisation de Pinochet ; soutien à Noriega, dictateur panaméen, trafiquant de drogue notoire... jusqu’à ce qu’il ait le culot de désobéir à ses protecteurs yakees ; soutien à Saddam Hussein lorsqu’il pouvait encore servir en faisant la guerre à l’Iran ; soutien à Ben Laden débutant, avant qu’il se retourne contre ses ex-manipulateurs. Bref, en toute occasion, politique étrangère cynique et ne visant qu’à la domination exclusivement états-unienne. Au profit, très souvent, du lobby pétrolier dont fait partie la famille Bush, et des marchands d’armes, notamment Lockheed, dont les pratiques de corruption active sont notoires (un prince consort d’Europe du Nord en fut naguère l’un des bénéficiaires).

Tout cela, pour ne rien dire de la crise économique mondiale que leur laxisme a provoquée, et dont nous n’allons jamais nous remettre, puisque les remèdes ont été pires que le mal.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Les Japs !


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J

J'entends bien tous tes arguments. Je pose une question annexe (sans prendre partie pour ou contre eux ou toi) : qu'est-ce qui a bien pu les convaincre de venir libérer l'Europe en 1944 ?


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