La vérité n’est PAS dans le vin

Publié le par Yves-André Samère

J’ignore à quoi cela tient, mais ils sont de plus en plus nombreux, ces gens de cinéma qui se mettent à la viticulture. Je ne vais pas vous infliger la liste complète, je n’en citerai que trois, des hommes, et dans l’ordre chronologique d’arrivée.

Le premier qui s’y est mis, c’est Francis Coppola (non, il ne s’appelle pas Francis Ford Coppola, c’est un pseudonyme, il rêvait sans doute d’avoir une voiture de cette marque !). Je ne saurais vous dire si son vin est buvable, attendu que je n’ai aucune chance d’en trouver chez les commerçants de mon quartier et que cela fera bientôt trois ans que je n’ai pas bu une goutte de vin – c’était chez Didier Porte, qui m’avait invité à déjeuner –, mais ce réalisateur, qui n’a plus rien fait de bon depuis 1979 (avec Apocalypse now), a dû estimer que ce breuvage accompagnerait avantageusement les navets qu’il produit aussi.

Le suivant, ce fut l’inénarrable Gérard Depardieu. Là, aucun doute, son vin est une piquette innommable. Les clients achètent surtout l’étiquette !

Enfin, le dernier arrivé, c’est Brad Pitt. Il a commencé l’année dernière avec un rosé de Provence, qu’il produit sur cinquante hectares de sa propriété achetée pour soixante millions de dollars, en s’associant moitié-moitié avec un viticulteur très connu, Marc Perrin. Leur maison s’appelle JPP, ce qui ne signifie pas Jean-Pierre Papin, mais Jolie-Pitt-Perrin. La bouteille de soixante-quinze centilitres du « Château de Miraval » coûte 15,50 euros. À vrai dire, ce rosé serait si clair qu’il aurait presque la couleur et le goût de l’eau du robinet, et il ne possède aucun arôme, mais ne soyons pas mauvaise langue.

On est presque reconnaissant à Carole Bouquet, qui se rattrape en produisant, non seulement du vin dans l’île de Pantelleria, mais aussi... de l’huile !

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