Langues asiatiques : préambule

Publié le par Yves-André Samère

Parents qui connaissez le bonheur – très rare – d’avoir des enfants qui ne songent pas à squatter ad perpetuam leur chambre d’enfant et envisagent de gagner leur vie autrement qu’en vendant de la drogue dans le quartier, vous vous inquiétez un peu : où trouveront-ils un travail digne de leurs capacités, qui furent aussi les vôtres, j’en suis certain ? Chacun sait que, pour ce qui est de la vieille Europe, c’est râpé, elle est condamnée à devenir très vite un vaste et charmant musée, et les États-Unis connaîtront avant peu le même déclin, avec la culture en moins. Reste donc l’Asie.

(J’oublie volontairement l’Afrique : avec ses moustiques et son paludisme irrémédiable, c’est déjà un mouroir sans le moindre avenir. Et je ne dis rien de la vénération dont jouissent les dictateurs locaux, qui peuvent tout se permettre sans jamais être contestés par les populations qu’ils écrasent)

En Asie, seuls quatre pays offrent aux jeunes entreprenants de quoi faire une carrière : la Chine – en y incluant Taïwan –, le Japon, la Corée du Sud, et le Vietnam dans une moindre mesure et s’il consent à se débarrasser du communisme avec autant d’hypocrisie que les Chinois. Reste que, malgré tout, un énorme obstacle subsistera toujours : la langue !

Les langues asiatiques n’offrent pas toutes les mêmes difficultés, en dépit des apparences. C’est pourquoi je compte exposer, en quatre articles différents, les avantages et les inconvénients de chacune. Vous verrez, c’est parfois surprenant !

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