Le consensus de Washington

Publié le par Yves-André Samère

Connaissez-vous ce qu’on a surnommé « le consensus de Washington » ? Probablement pas, car cela remonte aux années 70. En ce temps-là, comme on dit dans la Bible (un livre que je vénère), le FMI et la Banque mondiale ont mis au point un projet ainsi conçu :

- déréguler les marchés financiers mondiaux. Cela permettrait ainsi aux capitaux de circuler sans aucune entrave d’un pays à un autre. Facile, les faiseurs de lois des pays concernés se laissent aisément persuader que le libéralisme économique, c’est la panacée ;

- éliminer les barrières commerciales qui avaient été créées pour protéger les industries des pays sous-développés. Facile, les dictateurs de ces pays ne résistent pas aux petits (ou gros) cadeaux qu’on leur consent en échange ;

- réduire fortement les recettes fiscales des États, ce qui a pour effet de les affaiblir, et de minimiser leur possibilité d’intervenir pour protéger leurs citoyens. Facile, en clamant partout que la première urgence est de diminuer les impôts, un refrain qu’on adore entendre, aux États-Unis ;

- exiger que les États privatisent leurs industries, ou les bradent à des investisseurs étrangers, voire nationaux. Facile, surtout en Afrique (allez faire un tour au Maroc).

Cette belle collection de saloperies a eu l’effet qu’on a vu il y a très peu d’années : un krach mondial. On a rendu responsable le système états-unien des subprimes, histoire de ménager un écran de fumée qui protège les véritables auteurs de cette débâcle.

Le bradage des services publics, qui sévit chez nous comme ailleurs, a commencé en Europe avec la vente du tramway de Vienne, en Autriche (on l’a cédé à des investisseurs évidemment yankees) et la privatisation des chemins de fer britanniques, due à Margaret Thatcher, et qui a produit le séisme que vous savez. Et ce n’était qu’un début...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Il y a eu aussi, au cinéma, « Let’s make money », d’Erwin Wagenhofer, film sorti en octobre 2008.
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D
Le pire dans tout cela est peut-être la méthode appliquée pour imposer ce "consensus".<br /> <br /> Voir "La stratégie du choc", par Naomi Klein. Un documentaire existe (dispo sur YouTube), mais le livre est encore plus précis et exhaustif.
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