« Le Fou du Roi » : Trinidad

Publié le par Yves-André Samère

Trinidad a reçu, a-t-elle annoncé le mercredi 15, sa lettre de licenciement, puisque Le Fou du Roi s’arrête. Or sa longévité dans l’émission surprenait, quand d’autres humoristes y ayant eu davantage de succès ont vu leur contrat « non reconduit », comme on dit, parfois au bout de deux ou trois ans. C’est que le public trépignait assez peu en attendant son sketch, le même tous les jours depuis des années ! Ah, sa « copine blonde » ! Ah, sa concierge !...

Bien que pourvue d’un patronyme comme tout un chacun, cette humoriste chantante se contente d’un prénom et laisse de côté son nom de Garcia. Influence de la Starac, ce que laisserait supposer ses dons vocaux, disons... restreints au minimum syndical ? Bref, Trinidad s’est fait une spécialité : entrelarder ses textes, pas mal fichus du tout, d’extraits de chansons, peut-être trop nombreux et dont l’accumulation peut lasser, dont elle réécrit les paroles. Rien à dire pour les textes, ils ne manquent pas d’esprit, mais, comme dit plus haut, la voix peine à suivre, et sa tessiture, fort limitée, lui interdit de monter dans l’aigu.

Certes, nous ne sommes pas à l’Opéra, pas même à l’Olympia, et, souvent, cela passe. Mais parfois, c’est pénible, comme si Jane Birkin, s’attaquant à La flûte enchantée, tentait de pousser le grand air de la Reine de la Nuit.

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