Le jour du gore est arrivé

Publié le par Yves-André Samère

Dans l’Ancien testament, c’est au chapitre 17 de la Genèse qu’Abraham prend toute son importance. D’abord, Dieu le rebaptise : auparavant, il s’appelait simplement Abram. Ça change tout ! Et surtout, Dieu annonce qu’Abraham sera rendu « père d’une multitude de nations » et sera « fécond à l’infini ». Or, pour bien marquer cette alliance, qui constitue la naissance officielle du peuple juif, il faudra une petite condition, longuement exposée (et imposée) à partir du verset 10 : « Tout mâle parmi vous sera circoncis ». Cela se répète sur quatre versets, qui disent tous la même chose, avec cette aimable menace, au verset 14 : « Un mâle incirconcis, qui n’aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple ». Exterminé, pas moinsse ! Dieu est bon.

S’ensuit alors, du verset 23 au verset 27, une scène collective de gore, où tout le monde se fait circoncrire par Abraham : à commencer par lui-même, alors âgé de... quatre-vingt-dix-neuf ans, son fils Ismaël, âgé de treize ans, « et tous les gens de sa maison, nés dans sa maison, ou acquis à prix d’argent des étrangers », c’est-à-dire les esclaves qu’il avait achetés.

On savait s’amuser, en ce temps-là.

Mais je me pose la question : Dieu lui-même était-il circoncis ?

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