Le pape m’approuve !

Publié le par Yves-André Samère

J’ai rédigé deux ou trois petits textes sur Jésus, avec toujours le même doute sur la réalité de son existence, puisque, après tout, aucune preuve n’existe. Mais enfin, les textes dits « sacrés » sont là, et on peut discuter des conséquences que les hommes en tirent : si une interprétation des fameuses « prédictions » des Mayas sur la fin du monde relève du délire, on peut faire des commentaires sur ceux qui y croient pour avoir trop lu la presse-poubelle (et regardé la télé du même métal).

Souvent, j’ai contesté la date de naissance du Jésus en question, et observé que la coutume de fêter ce pseudo-évènement le 25 décembre ne repose sur rien, absolument rien, sinon le souci de concurrencer la religion d’un autre « dieu » déjà vénéré en Orient, Mithra. Mais l’année de naissance de Jésus est également inconnue (celle de sa mort également, car il y a deux dates possibles, en 30 et en 32), et il n’y a aucune chance pour qu’elle coïncide avec le début de notre ère telle que nous la connaissons. Or je me sens d’autant plus à l’aise pour le dire, que... le pape est à présent de cet avis ! En effet, dans son livre L’enfance de Jésus, le cher Benoît XVI écrit ceci, selon « Le Canard » de cette semaine : « La date de naissance de Jésus est à fixer quelques années auparavant ».

Le rédacteur du « Canard » rappelle que ces histoires de calendrier ont été imaginées par le moine Denys le Petit (il donne son nom latin, Dionysius Exiguus, preuve qu’il n’en est pas familier et vient d’apprendre tout ça, sans doute en lisant le pape ou « Le Parisien », d’où vient son information), et que ce moine s’est trompé dans ses calculs, ce que j’ai déjà écrit trente-six fois. Ces deux journaux avancent donc la date de -4 pour la naissance de Jésus. Pour une autre raison plus sérieuse, je penche pour -7, et j’ai expliqué pourquoi.

Mais l’essentiel est que le pape soit enfin éclairé par la Lumière.

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