Le pape : un nom à coucher dehors

Publié le par Yves-André Samère

Je le savais. Je le savais ! I knew it!, comme braillait Chandler à propos de je ne sais plus trop quoi dans Friends. Je SAVAIS qu’avec le nom du nouveau pape, la plupart des grands intellectuels qui causent dans les radio-télés se planteraient en beauté. Un type qui a un prénom espagnol accolé à un patronyme italien, c’est une véritable plaie, surtout pour les petits Français, aussi doués pour les langues que Carla Bruni pour le bel canto.

On a donc entendu un festival de prononciations ridicules, où revenaient sans interruption les iorgué et les bergogue-li-eau, sans compter quelques buée-nozère. À l’étranger, c’était à peine mieux, puisque, si les télés espagnoles se tiraient évidemment d’affaire avec le Jorge, elles butaient sur le Bergoglio, en prononçant le second G, qui doit être muet et faire rimer ce nom avec imbroglio. Naturellement, en dehors de l’Espagne, personne, sauf peut-être les Japonais, ne parvient à dire Jorge correctement.

Chez nous, Yann Barthès, peut-être parce qu’il a un patronyme espagnol, a réussi à sortir sans ridicule ce prénom, mais il a trébuché sur le Bergoglio, comme tout le monde sauf les Italiens.

Et puis, en prime et sans raison sérieuse, deux ou trois ahuris ont trouvé bon d’évoquer le Brésil, qui n’avait rien à faire là, et nous ont gratifiés du sempiternel Ça, ô Polo, qui agrémente si joliment les conversations.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Mieux se froisser une corde vocale que friser le ridicule. On a aussi entendu un bête « Georges » à la manière française. 
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D
Je ne me risquerai certainement pas à dire "Jorge". De quoi se froisser une corde vocale. Georges me va très bien. On a bien maltraité aussi "Ratzinger". "-gé" ou "-gère" ?<br /> Boudu, vivement un Pape s'appelant Ricard. Là, au moins, pas de problème de ce genre.
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