Le passage du nord-ouest

Publié le par Yves-André Samère

Les glaces arctiques fondent lentement. À ce rythme – mais rien ne garantit qu’il se poursuivra – ce qu’on appelle « le passage du nord-ouest » (entendez : au nord-ouest du Groenland, en opposition au passage du nord-est, entre le même Groenland et l’ensemble Scandinavie-Russie) pourrait être libre, donc navigable, donc exploitable, dans une vingtaine d’années, peut-être moins. Or cet aspect de la question est tout le contraire d’une catastrophe, contrairement à ce qu’on entend sans arrêt.

Le passage du nord-ouest, c’est un chemin virtuel de 2400 kilomètres, entre le Groenland et la mer de Beaufort, au nord du Canada, et qui passe entre une multitude d’îlots (allez sur Google Earth, et tapez « mer de Beaufort »). Et puisqu’il commence au Canada, traverse le Canada et se termine au Canada, ce pays le considère comme faisant partie de ses eaux intérieures, alors que les États-Unis et l’Union européenne le considèrent comme un détroit international.

Comme on s’en doute, tout cela est parfaitement désintéressé ! L’enjeu, en effet, est que s’il redevient navigable, il concurrencera pour certains trajets le canal de Panama, permettant d’économiser jusqu’à sept mille kilomètres et quinze jours de voyage pour les transports maritimes. Si bien que le température de l’air et de l’eau n’est pas la seule à grimper ! La température politique aussi a tendance à s’élever.

Il existe d’autres enjeux, mais on en parlera une autre fois.

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