Le pays de la liberté

Publié le par Yves-André Samère

Une absurdité de plus à mettre au compte des États-Unis. J’ai appris aujourd’hui que, là-bas, les syndicats sont si arrogants qu’un réalisateur de cinéma n’a pas le droit, durant un tournage, de parler à un figurant ! S’il a quelque chose à lui dire, ne serait-ce que pour lui donner une indication sur ce qu’il a à faire, il DOIT passer par un intermédiaire obligatoire, qui est l’assistant-réalisateur.

La seule solution, pour un artiste qui veut avoir la paix, est de tourner tout seul, avec sa propre équipe, sans avoir recours à des techniciens syndiqués. Évidemment, il n’a plus à sa disposition la technique efficace et massive des grands studios.

Étonnez-vous que jadis Orson Welles, et aujourd’hui Woody Allen, qui ne sont pas les premiers venus, n’entretiennent aucun rapport avec les studios d’Hollywood. Pour ne rien dire de Chaplin, qui a fui carrément les États-Unis – quoique aussi pour d’autres raisons : on le considérait comme un dangereux communiste.

Il paraît que ça s’appelle « le pays de la liberté », et que la bureaucratie obtuse était une spécialité soviétique.

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