Le premier n’est pas le premier

Publié le par Yves-André Samère

Lorsque le pape actuel a été élu, on nous a révélé qu’il avait choisi de s’appeler François Ier.

Mais, dès le lendemain, rétropédalage : attendu qu’il était le premier à prendre ce prénom, on jugeait prématuré de lui attribuer un numéro, et ce serait « François » tout court.

Certes, certes, le raisonnement n’est pas complètement absurde, mais enfin, j’aimerais dénicher un historien qui me confirmerait que notre roi François Ier n’a jamais été désigné de son vivant sous cette appellation, et qu’on a patienté jusqu’à l’avènement de François II, son petit-fils, pour le rebaptiser rétrospectivement.

Et puis, il y a eu un autre pape : Jean-Paul Ier. Sauf erreur, on l’a bel et bien désigné sous ce nom dès son élection. Personne ne s’est dit « Attendons le numéro 2 pour dire qu’il était le numéro 1 ».

Notez qu’on n’aurait pas attendu longtemps, de toute façon : le pauvre JP1 est mort (sans doute assassiné, parce qu’il menaçait trop de monde avec ses projets de réformes) au bout de... vingt-huit jours ! C’était en 1978. Dommage, il était aussi porté sur la blague que notre président Hollande. Son successeur était davantage axé sur la com’ – et sur l’aversion à l’égard de la gauche – que sur la plaisanterie.

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