Le président Emmanuel Macron ?

Publié le par Yves-André Samère

Hollande a fait un ministre de son secrétaire général adjoint de la présidence, Emmanuel Macron, ancien banquier chez Rothschild. C’est un peu inhabituel, mais De Gaulle avait fait beaucoup mieux, avec Pompidou. Je précise que, pour écrire ce qui suit, je ne me sers pas du tout de Wikipédia, vu que je n’en ai pas besoin !

Georges Pompidou avait donc été fondé de pouvoir de la banque Rothschild, ce qui est un poste très important : un fondé de pouvoir, comme son nom l’indique, a un pouvoir de décision au sein de l’établissement. Mais auparavant, Pompidou avait été professeur de lettres, et il était devenu l’homme de confiance de De Gaulle quand celui-ci exerça quelque temps le pouvoir politique après la Libération : De Gaulle avait demandé à un de ses proches « Trouvez-moi un agrégé qui sache écrire » ! Comme quoi, le cher général qui n’était plus à titre provisoire avait une haute estime pour les agrégés...

Lorsque De Gaulle est revenu « aux affaires », comme on disait, le 1er juin 1958, appelé par le président René Coty pour être président du Conseil (l’équivalent du Premier ministre, sous la Quatrième République), il avait pris Pompidou comme directeur de cabinet – le directeur de cabinet étant chargé des questions politiques, contrairement au chef de cabinet, qui s’occupe de la vie privée de son patron. Le directeur de cabinet du président du Conseil est l’homme qui voit le plus souvent son supérieur ; tous les jours, en fait, et bien plus fréquemment que le font les ministres. Et lorsqu’il passa président de la République le 8 janvier 1959, De Gaulle le nomma au Conseil constitutionnel, avant de le charger de négocier avec les chefs de la rébellion algérienne. Si bien qu’aussitôt après les accords d’Évian du 19 mars 1962 (jamais respectés par les Algériens, soit dit en passant), il en fut récompensé en étant nommé Premier ministre, à la place de Michel Debré, débarqué parce que trop usé. Mais je vous parlerai de Michel Debré un autre jour, il n’est pas piqué des vers et a dû inspirer Jacques Dutronc pour sa chanson L’opportuniste.

Hélas, Pompidou, tout comme Debré, recueillit peu de reconnaissance de la part de son employeur, car il eut le malheur de... gagner les élections législatives de juin 1968, faisant ainsi triompher le parti gaulliste. Dès lors, il faisait de l’ombre à De Gaulle, qui s’était piteusement carapaté à Baden-Baden fin mai, afin de crier au secours face au général Massu... qu’il avait aussi limogé. Immédiatement après cette victoire, Pompidou prit la porte bien malgré lui. Légitimement courroucé par cette ingratitude de bas étage, il publia quelques déclarations pour faire savoir qu’il ambitionnait de devenir calife à la place du calife, et fut élu président de la République moins d’un an après !

On rirait bien si l’Histoire recommençait... Le président Macron, ça vous plairait ? Et sa « première dame » serait assez pittoresque !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Yves-André Samère 31/08/2014 19:58

Rien, vraiment. Je vénérais Pauline Carton.

DOMINIQUE 31/08/2014 18:17

Tsst ! A propos de la "première dame", qu'avez-vous contre les femmes de plus de 50 ans ?