Le retour de Schlesinger

Publié le par Yves-André Samère

Donc, selon « Le Canard enchaîné » de ce matin, dans un article en page 7 de Christophe Nobili (c’est ce journaliste qui avait écrit le tout premier article parlant de Didier Porte, à la suite d’une conversation téléphonique que nous avions eue après une censure opérée au Fou du Roi, sur intervention de Jean-Pierre Pernaut), donc, disais-je, le nouveau PDG de Radio-France, le très inexpérimenté en matière de radio Mathieu Galley, va nommer Frédéric Schlesinger « à un poste de superdirecteur des antennes du groupe ». Bonne idée, Schlesinger, LUI, connaît la radio ! En effet, il était directeur de France Inter avant la nomination de Jean-Luc Hees comme PDG par Sarkozy, et Hees l’avait viré pour le remplacer par son grand copain Philippe Val... qui ne connaissait pas davantage la radio mais connaissait Carla Bruni. Il s’ensuit que Val peut faire ses paquets et se chercher un autre travail, tout comme Hees. Et Guillaume Gallienne va verser une larme, il adore les deux ; va-t-il démissionner de son émission du samedi, en signe de deuil ?

Schlesinger, j’ai eu quelques contacts avec lui au sujet des émissions de France Inter, à l’époque où on ne pouvait pas les télécharger sous forme de MP3, mais seulement les écouter en streaming (un flux dans lequel il était impossible de se déplacer, et qui était souvent interrompu par des incidents de ligne, ce qui obligeait à... recommencer l’écoute depuis le début !). J’avais fait savoir à Schlesinger que c’était un mauvais choix pour les auditeurs, et qu’il valait bien mieux mettre à leur disposition l’émission entière en MP3, facile et rapide à télécharger, format compressé avec lequel on peut sauter les passages ennuyeux ou revenir en arrière. Mais il m’avait répondu que, pour sa part, il préférait le streaming – indice qu’il n’écoutait sans doute pas la radio qu’il dirigeait. Nos échanges avaient été courtois, mais c’était bel et bien un dialogue de sourds.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Ma grand-mère.
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Y
Laissons du temps au temps, comme disait je ne sais plus qui.
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D
Croisons les doigts ! Quand je pense qu'il va falloir attendre septembre...
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