Le terrorisme, est-ce de la résistance ?

Publié le par Yves-André Samère

L’idée sioniste, établir un État réservé aux juifs, et le créer en Palestine, a sans doute été l’idée la plus désastreuse du vingtième siècle, après celle conçue dans le cerveau malade d’Hitler – attention, je ne fais aucune comparaison – de considérer les mêmes juifs comme les éléments d’une « race » inférieure et qui devait être détruite. L’idée sioniste, et surtout son application sur le terrain, particulièrement violente puisqu’elle a consisté à spolier et chasser de leur terre ceux des non-juifs qui déjà s’y trouvaient, a généré un état de guerre permanente, guerre qui est bien partie pour battre le record de durée de notre Guerre de Cent Ans.

Certes, il fallait donner une compensation à ceux qui avaient tant souffert, mais la création d’un État religieux, notion d’un autre âge, et à cet endroit précisément, fut plus qu’un crime : une faute – comme disait l’autre. Et cette fois, c’est aux Palestiniens qu’on doit une compensation. C’est pourquoi j’approuve que le représentant de la France ait voté en faveur de l’admission à l’UNESCO de l’État palestinien – qui reste à créer.

Mais je ne suis pas en train de dire que j’approuve les Palestiniens de se livrer au terrorisme. On justifie souvent le terrorisme, où qu’il s’exerce, en le comparant aux actes commis par les résistants contre les nazis qui occupaient notre pays. Je ne suis absolument pas d’accord ! Et je trouve cette comparaison ridicule et odieuse. Les résistants français ne s’attaquaient pas à la population civile de l’ennemi, et n’ont forcément commis aucun attentat en Allemagne ! Le premier attentat de la Résistance a eu lieu en France, à Paris, le 21 août 1941, au métro Barbès-Rochechouart, et il fit une victime unique, un marin allemand, l’aspirant Moser. Il s’agissait pour son auteur, Pierre Georges (surnommé plus tard « le colonel Fabien », et qui n’avait que 22 ans), de venger l’exécution par les nazis, deux jours plus tôt, de deux jeunes militants communistes. Jamais les résistants ne se sont attaqués à des civils, comme le font les terroristes palestiniens. Et je ne dis pas que cet attentat visait la bonne cible, car Moser n’était pour rien dans cette exécution.

Rappelons au passage, et bien que ce soit hors sujet, que la presse des pays arabes a traité de manière ignoble ces attentats contre la population civile d’Israël. Ainsi, en 1968 ou 1969, elle a rapporté triomphalement qu’un commando palestinien venu du Liban avait traversé la frontière nord d’Israël et, s’attaquant à « un bâtiment public », avait tué « quarante sionistes ». Or ce bâtiment public était une école, et les quarante sionistes étaient les enfants qui la fréquentaient ! Bel exploit, et beau traitement de la vérité historique…

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