Le théâtre de la Huchette menacé

Publié le par Yves-André Samère

Il paraît que le théâtre de la Huchette est en danger : ses frais s’élèvent à 50 000 euros par an, et il devrait faire une recette de 70 000 euros par an pour vivre. Les dons venus des deux cents membres de l’Association des amis de la Huchette ne suffisent pas, le ministère de la Culture reste indifférent, et le Conseil régional, tout autant.

Un cri d’alarme a été poussé dans « Le Figaro » du lundi 26. Malheureusement, la journaliste qui s’en est chargée, Nathalie Simon, ne connaît pas son sujet. D’abord, elle situe le théâtre « au cœur de Saint-Germain-des-Prés ». Mais non, belle dame, Saint-Germain-des-Prés se trouve à un bon kilomètre de là, dans le sixième arrondissement, et la rue de la Huchette se situe dans le quartier de la Sorbonne, dans le cinquième !

Outre cela, cette journaliste-sic mentionne ce qui fait la renommée du théâtre : on y joue les deux pièces d’Eugène Ionesco, La cantatrice chauve et La leçon, depuis 1957. Et la chère Nathalie en conclut que c’est « une performance unique en son genre ». Ben non ! À Londres, et j’en ai déjà parlé deux fois, ICI et , The mousetrap, d’Agatha Christie (qu’un malveillant a traduite en français), se joue depuis le 25 novembre 1952, également sans interruption. Le vrai record, c’est celui-là.

Mais une journaliste ne peut pas tout savoir.

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