« Le voyou de la République »

Publié le par Yves-André Samère

Pour la première fois dans l’Histoire de France, un journal imprime en couverture que le président de la République est un voyou. « Marianne » écopera peut-être d’un procès, quoique ce n’est pas certain. Mais beaucoup de Français vont penser que ce journal a raison.

Avant Sarkozy, tous les présidents élus ont eu un projet, et se sont efforcés de le réaliser. Certes, le projet de Chirac, un homme n’ayant jamais travaillé de sa vie et n’ayant jamais payé quoi que ce soit de sa poche (il continue en occupant un immense appartement prêté par une famille libanaise amie), consistait surtout à vivre aux frais de l’État, mais on ne peut pas dire qu’il a échoué ! Sarkozy, lui, n’a aucun projet, son seul souci n’est même pas de gagner de l’argent, il est de faire parler de lui, sans arrêt, à tout propos. J’ai plusieurs fois écrit ici que c’était un malade mental, et je continuerai de le faire, car c’est une évidence.

Or Sarkozy n’est ni raciste ni xénophobe, ni même homophobe. Il est simplement vantard. Il n’est pas non plus tout à fait stupide. Il sait très bien que les lois qu’il envisage de faire voter à la faveur de quelques faits divers (lesquels, au passage, prouvent qu’il a échoué à faire reculer la délinquance) ne seront pas votées, et que, si elles l’étaient, elles seraient annulées par le Conseil Constitutionnel. Pourtant, il s’obstine, à seule fin de draguer les électeurs du Front National et de couper l’herbe sous le pied à Marine Le Pen dans moins de deux ans. Noble ambition !

Il importe d’infliger à ce sale gamin la raclée qu’il mérite, et, lorsque sera venu le moment de voter, de ne pas gaspiller nos voix en nous faisant plaisir, comme en 2002, et en les dispersant en faveur de candidats n’ayant aucune chance. Or, comme on sait très bien que le candidat du Parti Socialiste sera seul en mesure de le concurrencer, le choix n’est pas large. Vous n’aimez ni Martine Aubry ni Ségolène Royal ? Forcez-vous, comme vous avaliez dans votre enfance de grandes cuillères d’huile de foie de morue (oh pardon ! Les malveillants vont penser que je traite ces dames de « morue ». Il va falloir que je surveille mon style, je ne suis pas Stéphane Guillon)

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