Le vrai sens du 14-Juillet

Publié le par Yves-André Samère

En dépit de ce qu’affirme un médiocre rédacteur du « Canard enchaîné » cette semaine en page 8 (article Écran de fumée, bas de la page, et ce n’est pas signé), le 14 juillet, on ne cherche pas à « honorer (sic) la prise de la Bastille ». En fait, parce que les Français ont honte de cet évènement au cours duquel, dans cette prison quasiment vide (il n’y restait que sept prisonniers de droit commun), on exécuta un innocent, le gouverneur de la Bastille, le malheureux marquis Bernard-René Jordan de Launay, en lui coupant la tête avec un canif tenu par un garçon cuisinier nommé Desnot avant de la promener dans les rues au bout d’une pique (un acte glorieux entre tous), en fait, donc, les révolutionnaires de l’époque ont cherché à faire oublier cet épisode, et, dès l’année suivante, on décréta que l’on ferait une fête, celle de la Fédération. On ne l’avait décidée que le 5 juin, elle fut largement improvisée, et on y fit un peu n’importe quoi.

C’est donc cette Fête de la Fédération que l’on perpétue encore de nos jours.

En somme, nous fêtons l’anniversaire d’une fête. Ça fait très sérieux, et ce fut si bien expliqué que le bon populo croit toujours qu’on commémore la prise de la Bastille. Avouez qu’il n’y avait pas grand-chose à fêter.

(Non, je ne suis pas devenu royaliste ou réactionnaire. Simplement, il y a des détails qui gagnent à être précisés de temps en temps)

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