Nuire encore un peu...

Publié le par Yves-André Samère

Histoire de marquer son départ de la direction du CSA par un coup d’éclat, Michel Boyon a fait une déclaration qui restera dans les annales (quoique je me demande si je fais bien de mettre deux N à annales, dans le cas présent). Mais rappelons d’abord à ceux qui ont raté quelques épisodes, que Boyon était le président de Radio France quand, il y a une quinzaine d’années, Didier Porte a été viré pour la première fois de France Inter, pour le crime d’avoir fait une blague sur... Johnny Hallyday. On lui avait alors reproché son « inhumanité » (je ris).

Bref, Boyon vient de dire, ès qualités et dans un discours d’adieu au CSA, ceci : « Il est impossible que nous ne répondions pas à un souhait croissant des opinions publiques française et européenne, qui aspirent à une régulation des contenus audiovisuels privés sur Internet ». Elle a bon dos, l’opinion publique française. Traduction de ce galimatias par son auteur lui-même : il visait les « contenus individuels non commerciaux », comme les vidéos de particuliers « en libre accès sur YouTube », au nom de la « protection de l’enfance » et pour lutter « contre le racisme, l’antisémitisme [et] les appels à la haine et à la violence ». Rappelons que ces questions ne regardent pas le CSA, mais la justice. Bref, vous mettez sur YouTube des vidéos, et le CSA se charge de tout visionner et de censurer celles qui lui déplaisent (va falloir engager du personnel, et les mauvais plaisants se marrent en assurant que c’en est fini du chômage...).

Déjà, le CSA s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas en imposant sur les films à la télévision ces hideux macarons noirs contenant l’âge que les gosses DEVAIENT avoir pour les regarder : -16, -12 et -10. Comme si ce genre d’avertissement pouvait les empêcher de les regarder en douce ! Et, depuis novembre dernier, vous n’avez pas pu rater ces spots où l’on voyait un jeune garçon terrifié par ce qu’on voyait à la télé, scène ridicule qui se terminait par un avertissement moralisateur en direction des parents. Le même CSA avait aussi souhaité rendre obligatoire le filtrage des sites Internet avec des logiciels de contrôle parental, et même de les rendre obligatoires dans les modems ADSL des fournisseurs d’accès.

Adultes, soyez heureux, le CSA prend en charge VOS responsabilités !

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Comme d'habitude, je ne comprends pas le langage technocratique. Merci pour les sous-titres !!!
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