Les beaux et les pas-beaux

Publié le par Yves-André Samère

Un article du dernier « Canard enchaîné », en haut de sa page 4, m’avait donné l’envie d’écrire quelques lignes ironiques, mais Antoine de Caunes m’a coupé l’herbe sous le pied la semaine dernière. Il y était question de ce restautant situé au dernier étage du Centre Pompidou. Naguère, l’accès à cet étage, où est logée une terrasse qui offre l’avantage d’une vue unique sur Paris (unique, parce que, vieille plaisanterie, c’est le seul endroit d’où l’on ne voit PAS le Centre Pompidou) était complètement libre. Or avouez que ce gaspillage était scandaleux, et que la bonne gestion poussait la direction à le rendre payant, en louant l’endroit au groupe Costes, qui, dans Paris, a multiplié cafés, restaurants et hôtels de luxe – il a d’ailleurs fait un bide aux Halles, quartier populaire, puisque son café de la Place des Innocents a disparu.

Bref, au sommet du Pompidolium, trône un restaurant plutôt cher, et qui pratique une sélection sévère, aussi bien chez ses serveuses, qui doivent être jeunes et sexys, que chez ses clients, classés en beaux et pas beaux dès leur arrivée ! Les beaux et les célèbres obtiennent illico une bonne table bien en vue, les autres sont casés dans les coins où on ne les verra pas trop, histoire de ne pas couper l’appétit des privilégiés. Précisons que la direction n’a pas nié les faits quand la journaliste du « Canard » a voulu en savoir plus...

Ce qui m’avait retenu dans cette lecture, c’est que ladite journaliste du « Canard », Dominique Simonnot, se charge uniquement de la chronique judiciaire depuis que Louis-Marie Horeau a été promu comme l’un des deux rédacteurs en chef du journal. Pourquoi diable une habituée du Palais de Justice se soucie-t-elle d’un restautant pour gens huppés ?

Or il se trouve que je sais à quoi ressemble Dominique Simonnot, pour l’avoir croisée au siège du « Canard ». Et j’en ai conclu que, si elle râlait contre ce restaurant, c’est probablement parce qu’ayant voulu y dîner un jour, on l’a reléguée dans un de ces purgatoires...

Ah, si au moins elle avait été célèbre !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Pour les serveurs, j’irai vérifier. Si on me laisse entrer.
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D
Quelque chose me taraude : on parle des serveuses jeunes et belles, mais qu'en est-il des serveurs ?
Et ce Monsieur Coste, figurerait-il en première ligne ou au purgatoire ?
J'espère en enfer.
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