Les cent ans de Jean Anouilh

Publié le par Yves-André Samère

Cette année, Jean Anouilh aurait eu cent ans. On le célèbrera le 27 juin, ce centenaire. Le nom d’Anouilh ne dit sans doute pas grand-chose aux jeunes, mais de toute façon ils préfèrent aller au Jamel Comedy Club, donc ça n’a aucune importance.

Eh oui, Anouilh écrivait des pièces, et il en écrivait beaucoup. J’en ai vu cinq, et en ai lu neuf autres. Très brillant, Anouilh, un peu de droite, mais on lui pardonnait, car il avait un talent fou. On le joue encore, une ou deux fois par an, beaucoup moins que Guitry ou Feydeau, mais avec une belle constance. De son vivant, il y avait toujours une ou deux pièces d’Anouilh à l’affiche, et les plus grands acteurs se battaient pour le jouer. Dans le peloton de tête, Paul Meurisse et Michel Bouquet ; chez les femmes, Suzanne Flon, Emamanuelle Béart, Sophie Daumier (si-si ! l’ex-femme de Bedos, dans Le boulanger, la boulangère et le petit mitron), et jusqu’à... Brigitte Bardot ! Surprise... Elle n’est du reste montée sur les planches que cette fois-là, en 1953, dans L’invitation au château. Elle n’avait fait jusqu’alors que deux films, elle avait dix-neuf ans, et elle n’était pas du tout connue.

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