Les effets de « l’inflation »

Publié le par Yves-André Samère

Le joyeux plaisantin de 39 ans, domicilié à Bourg-de-Péage, dans la Drôme, qui avait envoyé à Rachida Dati, sur sa boîte aux lettres électroniques de député européen, des messages lui demandant une « inflation », a bien été poursuivi pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » (sic – comme s’il avait outragé le député, plutôt que la personne qui se répand dans les journaux à scandale et vient dire des sottises à la télévision).

Le procureur de Valence, Antoine Paganelli, réclamait, jugez du peu, trois mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve et une obligation de soins, comme si l’accusé était un malade mental. Mais le tribunal l’a renvoyé dans les cordes et n’a infligé au défendeur qu’une amende de cent euros avec sursis !

Il faut dire que la plaignante avait fait beaucoup de cinéma, en prétendant avoir « tout simplement eu peur pour [sa] sécurité et surtout celle de [sa] fille ». C’est vrai, ça, quoi de plus terrifiant qu’une plaisanterie à sous-entendus grivois ? L’horrible gangster avait alors vu son ordinateur confisqué, été arrêté, présenté au juge, placé sous contrôle judiciaire et interdit de rentrer en contact avec Rachida Dati. Ce doit surtout être cela, le pire !

Notez le curieux comportement de l’accusation : ni la plaignante ni ses avocats n’ont assisté au procès. L’ancienne garde des Sceaux n’est peut-être pas au courant du déroulement d’une audience en correctionnelle...

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