Les femmes sont des hommes comme les autres

Publié le par Yves-André Samère

Si j’utilise pour mon titre, mais en le retournant, celui d’un film de 1998 avec Antoine de Caunes, c'est parce que, le jour de Noël dernier, un lecteur assidu m’avait mis sur la piste d’un auteur peu conformiste, Jean Sévillia, et que je me suis procuré l’un de ses livres, Historiquement correct, publié il y a dix ans. Sévillia est plutôt de droite et s’intéresse aux religions. Il a donc tendance à pourfendre un peu les gens comme moi, qui suis athée de stricte obédience.

Seulement, voilà : son cheval de bataille, c’est la lutte contre le conformisme. La pensée unique, si vous préférez le jargon à la mode. Et là, je suis bien sur la même longueur d’ondes, moi qui, dès l’âge de six ans, prenait ma raclée annuelle parce que je refusais de dire « Bonne année, bonne santé » à mes parents le 1er janvier !

Dans son chapitre 1 sur la féodalité, Sévillia cite une ineptie proférée par Laurent Fabius en 1990, devant l’Assemblée nationale : « Les docteurs de l’Église ont discuté pendant des siècles pour savoir si les femmes avaient une âme ». Or cette affirmation est archi-fausse, et viendrait de ce qu’au synode de Mâcon, en 486, l’un des participants aurait dit « qu’on ne devait pas comprendre les femmes sous le nom d’hommes ». Or, s’exprimant en latin, il avait employé pour ce dernier mot le terme vir, qui désigne un individu de sexe mâle, au lieu d’employer homo, qui désigne un représentant de l’espèce humaine.

S’apercevant de son erreur, ses collègues lui ont d’ailleurs fait rectifier, et on n’en a plus parlé, mais le lapsus est resté. Il en reste ainsi des traces.

À quoi tiennent les choses !

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