Les jumeaux au cinéma

Publié le par Yves-André Samère

Au fond, que deux frères, jumeaux ou pas, se soient disputé la tête du Parti Travailliste anglais, on s’en fiche. Il y a eu deux VRAIS jumeaux en Pologne, qui se sont fait élire président et Premier ministre, et ils n’ont pas laissé un souvenir impérissable. Si bien que, lorsque le président s’est cassé la figure en avion, les chefs d’État et de gouvernement ont béni l’éruption du volcan islandais qui leur a fourni le prétexte idéal pour ne pas se rendre à ses obsèques.

En revanche, les vrais jumeaux sont très utiles au cinéma et à la télévision, du moins lorsqu’ils sont encore jeunes. En effet, dans la plupart des pays de droit, il est interdit de faire jouer un enfant deux jours de suite. La production engage alors deux vrais jumeaux et les fait jouer à tour de rôle. Ce fut le cas des frères Cole et Dylan Sprouse, qui ont beaucoup joué en alternance. En revanche, Cole, qui jouait dans Friends, était seul, car l’épisode de la semaine ne se tournait que le vendredi soir, on n’avait donc pas besoin de son frère. Mais regardez le générique de fin des films et téléfilms, vous y verrez souvent que les rôles d’enfant sont tenus par DEUX acteurs.

Il y a eu enfin le cas très curieux de Chris et Martin Udvarnoky. L’excellent réalisateur Robert Mulligan les avait engagés pour interpréter son film The other (1972), un chef-d’œuvre que je traiterai sans doute un jour dans mon site sur le cinéma. Ils avaient onze ans, n’ont pas fait d’autre film, et ils exercent tous deux, aujourd’hui, des professions médicales. Or Mulligan ne les a jamais filmés ensemble ! Quand l’un était à l’image, l’autre n’y était pas. Il voulait exprimer sans aucune tricherie que l’un était mort et que le survivant imaginait qu’il parlait à son frère défunt et jouait avec lui. Unique !

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