Les Kennedy : des nuisibles

Publié le par Yves-André Samère

Même après un demi-siècle ou presque, les deux frères Kennedy, JFK et Bob, bénéficient encore d’une aura fondée sur deux éléments : ils ont été assassinés, et ils passent pour des types bien, des démocrates, des protecteurs du petit peuple et des gouvernants avisés. Or c’est une erreur !

Le premier, John, élu grâce à l’argent de sa famille et à l’alliance de son père Joseph avec la Mafia, alliait son incapacité à son cynisme, sans compter une vie privée scandaleuse : à la lettre, on partouzait quotidiennement à la Maison-Blanche et ailleurs, le pays n’a jamais connu de cavaleur plus obsédé que JFK, et les services de protection de la présidence servaient surtout de rabatteurs. Soit dit en passant, sa femme Jackie a été l’épouse la plus trompée de l’Histoire, elle était profondément malheureuse, et on la comprend de s’être rattrapée ensuite avec Onassis. Outre cela, JFK gouvernait mal, il s’est laissé embarquer dans la tragique aventure de la Baie des Cochons, puis celle de l’U2, et a passé le reste de son mandat à tenter, à coups de concessions coûteuses (comme de ne pas faire obstacle à la construction du Mur de Berlin), de faire oublier aux Soviétiques cette monumentale bévue, qui n’avait qu’un seul but, abattre le régime cubain et faire assassiner Castro !

Le second, l’homme le plus arrogant de la politique des États-Unis, n’avait qu’une ambition : servir son frère. Moyennant quoi, il passait sans scrupules par-dessus la tête des responsables politiques, sans posséder la légitimité d’un élu, puisque jamais il ne l’a été. C’était une sorte de Premier ministre officieux, qui devait tout au népotisme fraternel. D’ailleurs, l’un et l’autre nommaient à des responsabilités importantes des hommes qui n’avaient d’autres vertus que d’être leurs copains (un peu comme le fait aujourd’hui le roi du Maroc Mohammed VI), mais dépourvus de capacités dans le domaine qu’on leur confiait.

Inutile de dire que, dans les milieux politiques, ils n’ont pas fait illusion longtemps. Mais ils bénéficiaient du soutien populaire, par la seule vertu de leur démagogie : leur image d’hommes modernes (et jeunes !), en dehors des allées du pouvoir, abusait tout le monde – pour ne rien dire de l’étranger. En fait, par leur utilisation de la com’, ils ont devancé Giscard !

Leur assassinat, à tous les deux, n’a surpris personne : le matin de l’attentat de Dallas, un journal de cette ville avait publié un éditorial qui appelait à tuer le président ! Bien organisé, le complot n’a jamais révélé ses auteurs.

(Mais non, ce n’était pas Lee Harvey Oswald, quelle ânerie !)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Une femme du clan avait un certain poids : Rose, la mère.
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Y
En effet. Il y avait aussi cette sœur qui vivait en Irlande, et qui est morte d’un accident, en France. Mais les femmes comptaient pour du beurre, dans cette famille.
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K
Le petit dernier, Ted, un ivrogne lâche et fanfaron, ne valait pas beaucoup mieux.

Reste Joseph Jr, mort jeune pendant la guerre et auquel il faut donc laisser le bénéfice du doute.
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