Les machines à sous

Publié le par Yves-André Samère

La plus grande et la plus utile de toutes les inventions humaines n’est-elle pas la machine à sous, alias « bandit manchot » ? Bien sûr que oui, si l’on considère les immenses personnages qui l’ont défendue. Et d’abord, sachez que la France peut s’enorgueillir de cette invention, puisqu’elle est née dans notre beau pays vers la fin du dix-neuvième siècle.

Hélas, le génie est souvent incompris, et les interdictions se mirent à tomber dru sur cette magnifique innovation, pour cause d’immoralité. Il y aura toujours des pisse-vinaigre qui veulent empêcher les autres de se divertir sainement.

Par chance, le premier des grands hommes que je citais plus haut, Georges Clemenceau, créa une circulaire, le 22 juin 1909, qui autorisa les machines à sous... mais en profitait pour les taxer (10 francs par an, le pactole !). Si bien que, deux ans plus tard, on en comptait près de 120 000.

Hélas, cette avancée de la civilisation avait toujours ses adversaires, et les machines à sous furent interdites le 31 août 1937, honte au Front Populaire !

Cette prohibition dura jusqu’en 1988, année où apparut le sauveur, Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, qui leva l’interdiction. C’était un premier pas, et merci à ce bienfaiteur. Aujourd’hui, on autorise jusqu’aux jeux en ligne, et le fils Balkany, Alexandre, est l’un des nouveaux empereurs de ce secteur lucratif.

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