Les vœux obligatoires

Publié le par Yves-André Samère

Cette année, je n’ai envoyé de « vœux » à personne, comme tous les ans, et n’en ai reçu que de la part de deux amis, qui n’avaient sans doute pas encore compris (ils ont des excuses, ils sont loin, l’un en Algérie, l’autre encore plus loin, dans la Sarthe). Mais compris quoi ?

C’est évident, et cela s’apparente à ce dont la radio a parlé récemment : la nuit du 31 décembre au 1er janvier, des millions de gens, par l’intermédiaire de leur téléphone mobile, envoient automatiquement des vœux à TOUT le monde, par l’intermédiaire de leur carnet d’adresses électronique. C’est-à-dire que la totalité de ces messages ne sont pas personnalisés, mais stéréotypés.

Si vous avez reçu ce type de message, je traduis ce qu’il faut en penser. On vous exprime en subtance ceci : « Tu ne m’intéresses pas. De toute l’année, je ne t’ai pas dit un mot, ni directement ni par le téléphone, en paroles ou par écrit. Mais, ce soir, je t’inclus, et sans même avoir une pensée pour toi, parmi les dizaines d’indifférents dont j’ai ajouté le numéro de téléphone à ma liste de contacts ». On peut juger à quel point le destinataire doit être heureux de recevoir cette marque d’amitié.

Ce comportement, l’envoi de SMS à des indifférents, relève de l’automatisme. Moi, je ne suis pas un robot. Si vous prétendez, par la manière forte, « apprendre la politesse » à votre enfant le 1er janvier, sachez que vous n’en ferez probablement pas une mécanique, et qu’il saura s’en souvenir.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Mais tout le monde n’a que de mauvaises intentions, ici ! Moi qui étais doux comme un agneau, je sens que je deviens Hulk.
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D
Zut, j'ai été devancée.
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Y
Attention, mes vengeances balancent entre le sournois et le sanglant.
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P
Je pleure.
Allez, je franchis le Rubicon et je vous souhaite...une NOUVELLE ANNEE !
Maintenant je m'organise en carré, non, en tortue et je verrai bien ce qui tombera peut-être en retour.
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