Libraires, ou censeurs ?

Publié le par Yves-André Samère

On nous a copieusement bassiné cette semaine avec ces libraires qui, non seulement refusent de vendre le livre de Valérie Trierweiler, mais qui ont joué les donneurs de leçons en faisant imprimer des affichettes où ils affirment que leur librairie n’est ni « la poubelle de Trierweiler et Hollande » (comme si Hollande intriguait pour qu’ils vendent ce livre) ni « la machine à laver le linge sale de Madame Trierweiler ». Tiens donc !, comme disait Jean Gabin quand il oubliait son texte. On pensait que les libraires vendaient des livres et qu’ils étaient au service de leurs clients, comme tous les commerçants.

Mais non, il faut croire que le client n’est plus roi, et que certains de ces commerçants pensent être assez intelligents pour en savoir davantage que les lecteurs et se charger de veiller sur leurs lectures. C’est de la condescendance et de la morale de quatre sous. Ils sont libraires, ou curés ?

Ces imbéciles râlent à longueur de journée sur Amazon, mais ils poussent les acheteurs à se rabattre sur les services de leur pire ennemi. C’est très fin. Quand le bouquin sulfureux sera édité en version de poche, je le commanderai chez Amazon.

Détail qui me fait pouffer : Guy Birenbaum, ancien éditeur, a eu l’idée de rendre visite à un de ces grands moralistes, Xavier de Marchis, qui tient la Librairie Contretemps, 41 rue Cler, dans le septième arrondissement de Paris, et a constaté qu’il vendait sans états d’âme les livres de ces écrivains d’extrême droite que sont Dominique Venner, Alain de Benoîst, François Duprat, Alain Soral. Là, aucune affichette moralisatrice...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Merci pour ce tuyau !
Répondre
K
Déjà en epub et n'oubliez pas : cpasbien de pirater un livre :-)
Répondre