Louis IX dans « Secrets d’Histoire »

Publié le par Yves-André Samère

L’édition de Secrets d’Histoire diffusée hier soir et qui traitait le cas de Louis IX, roi de France, petit-fils de Philippe Auguste et grand-père de Philippe IV « le Bel » (sic), avait une particularité : alors que, d’habitude, on cherche à illustrer ces catalogues d’images souvent somptueuses par des extraits de films (de cinéma ou de télévision), il s’avère que Louis IX n’a intéressé personne, et que, par conséquent, il n’existe aucun film qui parle de lui, sauf erreur de ma part. On a donc tourné des scènes spécialement pour l’émission, avec toujours les mêmes acteurs, plausibles par ailleurs.

Le commentaire a été assez honnête, et n’a pas caché le déséquilibre mental de ce roi, à la fois fanatique religieux et obsédé par sa culpabilité de... n’en faire jamais assez, au point qu’il s’infligeait à lui-même diverses punitions, comme l’auto-flagellation ou le port d’un cilice (un sous-vêtement d’étoffe rude ou un accessoire métallique garni de pointes).

On a su aussi que, mort trop loin de Paris, à Tunis, on ne pouvait ramener son corps avant la décomposition. On n’a donc ramené que son squelette nettoyé de sa chair, lequel a fourni en reliques (qui se vendaient !) d’innombrables édifices religieux, à commencer par la Sainte-Chapelle, qu’il avait fait construire dans son palais, devenu aujourd’hui le Palais de Justice de Paris. Soit dit en passant, c’est le seul bâtiment religieux dont l’entrée est payante, ce qui est un peu fort de café. Dommage, les vitraux sont si vastes et si beaux qu’ils mériteraient d’être vus sans devoir qu’on enrichisse l’État ou la municipalité, qui ne sont pour rien dans leur existence.

Un détail assez marrant pour dissiper le malaise que je viens de créer : on aime bien Robert Badinter, qui a tout de même fait le maximum pour qu’on abolisse la peine de mort, y a réussi et restera donc comme l’homme politique le plus utile du règne fâcheux de Mitterrand, mais on le pensait assez cultivé pour éviter les fautes grossières. Or il a dit dans l’émission que Louis montait « un cheval carapaçonné ». On connaissait la carapace des tortues, mais je suis curieux d’admirer une carapace de cheval. En revanche, tout le monde connaît le caparaçon des chevaux. Comme de bien entendu, ni lui ni le réalisateur ne s’en sont aperçus, il aurait fallu dans ce cas recommencer la prise de vue, et ça nécessite des efforts qu’on ne peut pas demander à une équipe de télévision.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je l’ai mentionné ici : « Mort trop loin de Paris, à Tunis, on ne pouvait ramener son corps avant la décomposition ». Les os ne se décomposent pas ; la chair, si, et
rapidement.

En fait, on a râclé toutes les chairs, on les a fait dissoudre dans je ne sais plus quel liquide, et on a mis le tout dans des flacons, qui ont été dispersés un peu partout. Il ne fallait rien
laisser perdre, le « produit » avait de la valeur !
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T
Pourquoi ramène-t-on un cadavre ou un squelette au lieu de les rapporter?
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