Maladie sociale ?

Publié le par Yves-André Samère

Je l’écris souvent : tout me rappelle un film. Par conséquent, il n’est pas étonnant que les tribulations de cet ex-secrétaire d’État au Commerce extérieur qui ne payait ni ses impôts ni son loyer me fassent ressouvenir d’un film que chacun connaît. Ce film, c’est West side story.

Étonnement de votre part. Vous ne voyez pas le rapport entre l’acrobate Thomas Thévenoud et la guerre opposant les Jets et les Sharks, dans les quartiers ouest de Manhattan. Attendez, on y vient.

Les Jets, autour de leur chef Riff (que joue l’excellent acteur-danseur Russ Tamblyn), sont des Yankees de souche, et ils affrontent, dans des bagarres de rue, les Sharks, qui sont des immigrés porto-ricains. Entre les deux, pour tenter de les calmer un peu, la police est représentée par l’inspecteur Krupke. Et, après un énième sermon que les Jets ont essuyé de sa part, ils le ridiculisent en improvisant une série de courts sketches chantés – alors qu’il est parti. Et l’un de ces sketches, Gee, officer Krupke, met en scène, entre autres, un prétendu psychiatre très caricatural, évidemment joué par l’un d’eux, et qui défend la thèse bien-pensante de l’irresponsabilité des petits délinquants, parce qu’ils seraient atteints, selon lui, d’une social disease – une maladie sociale. “Hey, I got a social disease!” (« J’ai une maladie sociale »), admet Riff.

Eh bien, la cause me semble entendue : le pauvre Thomas Thévenoud, qui prétend souffrir d’une « phobie administrative », est bien atteint lui aussi d’une social disease. Il urge donc de le soigner. Pourquoi pas à l’ombre, dans un lieu frais, où on saura veiller sur sa... Santé ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Exact pour le matraquage, mais c’était avec un journal roulé. Ce qui fait moins mal.

Merci pour la remarque concernant la faute. J’ai corrigé.
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M
Si ma mémoire est bonne, ledit déliquant se fait copieusement matraquer à la fin de la chanson...
Il me semble que vous vouliez écrire "disease" et non "desease".
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