MAM auto-piégée

Publié le par Yves-André Samère

Dans la série « je me suis déjà couverte de gloire, autant m’enfoncer un peu plus », elle est étonnante, MAM (certains, dans les radios-télés, diraient « surréaliste », c’est parce qu’ils ne connaissent pas le sens des mots). On a en effet découvert que ce n’est pas une fois, mais deux, qu’elle a emprunté l’avion de son ami milliardaire Aziz Miled, et, furieuse, elle a menacé de « ne plus sortir de Dordogne » à l’avenir. La Dordogne a-t-elle vraiment mérité ça ?

Un collègue ministre, Raincourt, de son côté, a fait savoir que, tant qu’il est ministre, il ne sort plus de chez lui. Réaction sage, semblant montrer qu’il a lu mon article de jeudi. Au passage, mine de rien, il harponne Sarkozy en faisant une allusion à ces dirigeants qui vont passer leurs vacances dans les dictatures, et il cite le Maroc, où not’ bon maître se rend décidément bien souvent.

Et puis, une journaliste a eu la malice d’interroger directement MAM. Teneur de la question : vous êtes allée en avion à Tabarka, dans l’ouest tunisien, vous ne pouviez pas y aller par la route ? Réponse de MAM : la route est sinueuse et en mauvais état, ça aurait pris des heures, et je n’avais qu’une journée pour l’aller et le retour. Naïve MAM ! Dans de telles conditions, pourquoi avoir conjecturé qu’elle pourrait y aller et en revenir dans la journée ? Tout s’est passé, en fait, comme si elle savait par avance qu’un avion l’y conduirait. Bref, elle s’est piégée, avec cette réponse.

Il va falloir faire passer un test de QI aux ministres, avant de les embaucher.

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