Manifestations : pas à Paris !

Publié le par Yves-André Samère

L’ambassade des États-Unis à Paris possède deux entrées : l’une, réservée aux officiels, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à un jet de pavé de l’Élysée ; l’autre, réservée aux visiteurs, avenue Gabriel, pratiquement en face du Studio Gabriel où Michel Drucker enregistre depuis des années son émission soporifique (je l’ai croisé un jour sur le trottoir).

L’entrée de l’avenue Gabriel est férocement gardée par un cordon de policiers, et des barrières interdisent de s’approcher si l’on ne montre point patte blanche. Même les piétons ne peuvent circuler sur cette portion de la voie publique : ils doivent passer sur le trottoir d’en face, tout comme devant l’Élysée.

Il fallait donc que les manifestants musulmans de dimanche dernier soient bien naïfs pour croire qu’on les laisserait approcher du bâtiment. D’ailleurs, ces quelques dizaines de fanatiques, crétinisés par des penseurs dont la bêtise donne une idée de l’infini, sont trop bêtes pour qu’on prenne la peine de leur rappeler que l’auteur du film qu’ils n’ont pas vu mais dont on leur a seriné qu’il offensait leur sacré phophète (ça me rappelle une rubrique du « Charlie-Hebdo » d’antan, titrée « J’l’ai pas lu, j’l’ai pas vu, mais j’en ai entendu parler ») n’était pas un citoyen des États-Unis, mais un Égyptien !

Le ministre de l’Intérieur a donc été dans son rôle en faisant interdire toute manifestation en ce lieu et en faisant interpeller les perturbateurs. Pour une fois qu’il s’en prend à d’autres qu’aux Roms...

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Mais bien sûr. Les politiques créent des polémiques là où il n'y en a pas. Et les médias foncent dans le chiffon rouge agité devant leurs yeux.
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