Marge d’erreur

Publié le par Yves-André Samère

Et un imposteur de plus, un ! Ce matin, Bernard Accoyer, l’ancien président (de droite) de l’Assemblée nationale. Partisan de faire revoter les militants de l’UMP, il avance que les voix ramassées par le prétendu gagnant ne couvrent que 50,005 % (sic), et avance que la différence entre les deux postulants est « inférieure à la marge d’erreur ».

Or Hélène Jouan, qui conduit l’interview et qui dirige le service politique sur France Inter, laisse passer cette ineptie !...

La notion de marge d’erreur ne concerne que les sondages, pas les votes. Par exemple, on a une marge d’erreur d’environ 3 % quand on sonde 1000 personnes choisies au hasard. Mais lors d’un vote, s’il a été honnête, il n’existe aucune marge d’erreur. Si la différence n’est que d’une seule voix, le vote est valable.

Au cas où quelqu’un aurait un argument qui contredise ce que je viens d’écrire et qui est une vérité mathématique, ça m’intéresse. Si vous en êtes curieux, c’est l’inverse de la racine carrée du nombre de sondés, en plus et en moins. Avec 1000 sondés, cela donne un peu plus de 0,03, donc trois pour cent.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
On ne peut pas le quantifier en pourcentage comme a fait Accoyer. Tout ce qu’on peut faire, c’est recompter les bulletins et les confronter aux listes qui ont été officialisées par la commission.
On aura alors une valeur ABSOLUE de nombre de tricheries.
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J
Le décompte peut lui être sujet à erreur, j'imagine.
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