Mélenchon Premier ministre

Publié le par Yves-André Samère

Les numéros respectifs des joyeux duettistes Fillon et Copé ne suffisaient pas à notre bonheur (mon Dieu, bien que je ne croie pas en vous, je vous supplie de faire qu’ils continuent encore longtemps, c’est si bon !), il a fallu que Mélenchon s’en mêle. Il a en effet donné une interview au site Rue89, qui a été racheté par « Le Nouvel Observateur », et, dans cet entretien, il déclare sans rire qu’il est « près à être Premier ministre ». Oh oui, oh oui ! Mais attention, Jean-Luc, il faudra être bien poli avec le président que tu as traîné dans la boue pendant la campagne électorale !

Naturellement, après cette offre tout à fait désintéressée, Hollande va s’empresser de limoger son pauvre Ayrault et de le renvoyer à son aéroport – dont j’ai déjà parié qu’il ne verrait jamais le jour –, et téléphoner à Mélenchon pour le supplier de s’installer à Matignon. Il faut dire que Jean-Luc, naguère rouge, s’est récemment repeint en vert, parce que cela paye en ce moment, et que les Verts officiels ont passé les bornes du minable en déléguant deux des leurs au gouvernement, où ils font merveille dans l’art de retourner sa veste.

Bref, Méluche propose de refonder la doctrine socialiste dans l’écologie politique, pour en faire un « écosocialisme », baptisé d’un terme que sans doute le dictionnaire Robert, qui ramasse tout, va très vite rajouter dans sa prochaine édition. C’est que, dit-il et ce n’est pas faux, « le capitalisme ne peut pas être vert ». Rouge non plus, comme on sait. Moi, je le vois en brun, plutôt. Quant aux socialistes, ils feignent d’être alliés aux écolos, mais personne n’est dupe, Hollande en a embauché deux pour avoir la paix et consolider sa majorité, mais la chose ne va plus loin, et il s’en débarrassera à la première occasion, s’ils s’avisent de ruer dans les brancards.

Et la social-démocratie, dans tout ça ? Bien qu’elle ait séduit l’Europe du Nord tout entière, Mélenchon la juge « finie », parce qu’elle exige de construire un lien organique entre le parti au pouvoir et les syndicats. Et c’est impossible, ça ? Diable, on a dû rêver que l’Allemagne existe et réussit plutôt mieux que nous !

(Je ne voudrais pas sembler persécuter mes presque semblables, mais le cher Jean-Luc laisse échapper une belle faute de français dans son laïus : « Je ne me rappelais que d’une expression », dit-il. Encore un qui se rappelle DE quelque chose ! Il veut l’aval du Robert, lui aussi ?

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