Mes remarques porteraient-elles ?

Publié le par Yves-André Samère

Un petit détail marrant, mais qui semble montrer que je ne prêche pas toujours dans le désert. Samedi, à la réunion des fans de la série Friends, j’ai revu un camarade du Fan-Club, dont le nom est homonyme de celui d’un célèbre champion cycliste. Je ne l’avais pas vu depuis plus de douze ans, et il m’a dit que, à cause de moi, il ne disait plus jamais « Ceci dit » (expression illogique, que San-Antonio, pour s’en moquer, écrivait « Ce sidi »).

Je ne sais plus à quelle occasion j’avais fait remarquer, verbalement ou par écrit, que ce qui est dit appartient au passé, alors que le mot ceci annonce un fait à venir. Donc la logique en souffre.

Et mon camarade s’en souvenait !

Par conséquent, les grincheux qui me serinent que « la langue doit évoluer », mais dans le (mauvais) sens qu’ils préfèrent, sans doute parce qu’ils ne connaissent que le dictionnaire Robert, ceux-là – et pas « ceux-ci » ! – perdent leur temps, je vais continuer à leur pourrir l’existence. Mon admission à l’Académie française est à ce prix.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
La différence tient davantage dans la notion de temps, plutôt que de lieu. Il y a les mots et expressions (ceci, voici, celui-ci) qui annoncent ce qui va se produire, tandis que d’autres (cela,<br /> voilà, celui-là) se réfèrent à ce qui est déjà du domaine du passé ou a été cité précédemment.<br /> <br /> Au fond, on en prend assez vite l’habitude, et c’est une sorte de réflexe.
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C
ceci me fait penser que j'ai toujours négligé de me pencher sur la différence qu'il doit surement exister entre "ceci et cela "J'ose, ceci c'est ici ? Cela c'est là bas ?
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