Mes visiteurs n’en peuvent mais

Publié le par Yves-André Samère

Hier, ayant lu mon articulet sur l’Europe qui entre dans une dèche totale, deux visiteurs qui ne se connaissent pas et ne se sont pas concertés ont tiqué sur ma phrase « Les malheureuses n’en peuvent mais, car elles me téléphonent depuis le Maroc ou la Tunisie, et ne gèrent absolument rien ».

Ces deux visiteurs bien intentionnés ont cru voir une faute de français au début de ladite phrase. Or il n’en est rien, et l’expression « n’en peuvent mais » est parfaitement correcte, quoique un peu trop littéraire, mais ça se discute. Consultons plutôt le Littré, qui affirme que mais, entre autres sens, est un « adverbe qui signifie plus, et qui, usité en ce sens dans l’ancienne langue, ne se conserve plus aujourd’hui que dans la locution suivante : pouvoir mais, avec une négation ou une interrogation, n’être pas cause de, n’être pas responsable de ».

Et ce dictionnaire cite en exemple Régnier, La Fontaine et Molière, qui l’ont tous employée.

Donc, résumons, les casse-pieds qui m’ont contacté pour m’inciter à dépenser davantage n’étaient responsables de... rien.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Mais je peux tout, voyons !


Répondre
D

J'aime beaucoup cette expression, difficile à placer dans une conversation courante, cependant !


Répondre