Mieux que Guitry

Publié le par Yves-André Samère

Il paraît, selon la radio, que Sacha Guitry a dit ceci : « Les chaînes du mariage sont si lourdes à porter qu’il faut parfois être trois pour le faire ».

Je veux bien, c’est assez drôle. Mais quelqu’un l’a dit bien mieux, avant Guitry, en 1864 exactement. Écoutez donc le premier acte de La belle Hélène, musique de Jacques Offenbach et livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Dans la scène où les personnages font un concours organisé par Agamemnon pour trouver l’homme le plus spirituel de la Cour, le prince troyen Pâris, celui qui va bientôt enlever Hélène, improvise ce petit poème sur les rimes fournies (chaîne, poids, peine, trois) : « Quand on est deux, l’hymen est une chaîne / Dont il est malaisé de supporter le poids / Mais on la sent peser à peine / Quand on est trois ».

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